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Le premier site consacré aux usages professionnels des technologies mobiles

Romain Canonge

Free confirme son intérêt pour la mobilité

Depuis quelques mois, les échanges entre l’Etat et Free s’intensifiaient sur les conditions d’attribution de la quatrième licence 3G. Mais le fournisseur d’accès a dû faire face à un retournement de situation en se voyant refuser l’attribution de la licence, alors qu’elle lui était hypothétiquement promise. Dans le même temps, les opérateurs historiques lui refusaient tout partenariat et compliquaient davantage son entrée dans le monde mobile.
Pour autant, Free n’en reste pas là et affiche toujours sa volonté d’investir le secteur de la téléphonie mobile. Lors d’une table ronde organisée dernièrement par l’Electronic Business Group, Xavier Niel, fondateur d’Iliad, annonçait des objectifs ambitieux : capter 5 à 20 % du marché. Pour cela, celui qui devient dans le même temps le deuxième FAI français grâce au rachat récent d’Alice, promet de proposer des offres “disruptives” en brisant les standards tarifaires. Un coup de pied dans la fourmilière qui risquerait donc de profiter pleinement aux consommateurs, grâce à des prix revus à la baisse. D’autant que le régulateur et les associations de consommateurs voient l’attribution d’une quatrième licence d’un bon oeil, en réclamant des prix plus accessibles, à travers une concurrence accrue dans un secteur pour le moment dominé par les trois opérateurs traditionnels.
Néanmoins, l’avenir de Free sur le marché de la téléphonie mobile reste incertain, l’attribution de la quatrième licence 3G étant encore en suspens. A ce sujet, Xavier Niel suspecte d’ailleurs l’entourage du chef de l’Etat, qui compte de nombreux actionnaires des opérateurs mobiles, de peser sur les décisions : “Un certain nombre de gens sont opposés à notre vision, peut-être à l’Elysée ou ailleurs“. Un coup dur qui vient s’ajouter au lancement repoussé d’au moins deux ans du Wimax pour des raisons techniques.

Remerciements à Hélène Bercher

Stéphane Torres

Panasonic officialise son UMPC durci, le CF-U1

Si on l’avait aperçu au cours su CES 2008, Panasonic a officialisé aujourd’hui sur l’archipel nippon son nouvel outil ultramobile durci: le CF-U1. Issus des travaux sur la plateforme Ultra mobile PC et Origami et restant dans la gamme Toughbook qui est la ligne des outils renforcés de Panasonic, ce nouvel UMPC a été conçu pour un usage spécifique des corps de métiers ayant besoin d’un outil ultraportable et utilisable en extérieur en conditions extrèmes.

Panasonic Toughbook CF-U1 (image de chez Akihabaranews)
Le Panasonic Toughbook CF-U1 (image de chez http://www.akihabaranews.com )

Utilisant la Plateforme Intel Atom avec la version Z520 cadencé à 1,33GHz de ce processeur, la plateforme, ayant une prise en main agréable à l’aide d’une dragonne en forme de croix arrière, dispose d’1 Go de RAM, de 16 Go de SSD et surtout d’un écran wide LCD de 5,6 ” (WSVGA) tactile à 300 cd/m², du WiFi a/b/g et n, du Bluetooth 2.0 + EDR et peut fonctionner soit sur Windows XP Professionnel (+SP3), soit sur Microsoft Windows Vista Professionnel SP1. On notera, en outre quelques raffinements non négligeables, à la vue de la taille et du poids minuscule du produit (1,06 kg, 184 x 150 x 57 mm) qui le positionne bien dans une solution verticale entreprise:

  • Capteur biométrique astucieusement placé à l’arrière pour un emploi aisé avec le doigt,
  • Intégration d’une puce matérielle TPM
  • Capteur photo à l’arrière pouvant servir pour prendre donc des images (taille inconnue)
  • Résistance apparement IP54 minimum (supporte 90 chutes sur une plaque de beton à 1.2 metres de hauteur)
  • Possibilité de lui adjoindre deux batteries en simultanné
  • Un port USB 2.0 externe portégé
  • lecteur de cartes SD intégré et protégé par des caches souples
  • Intégration d’un vrai clavier matériel sur le bas de l’appareil dont l’usage au doigt sera facilité à l’aide de la proéminence des touches qui sont de plus rétroéclairées
  • Ecran tactile avec un excellent angle de vue et une lisibilité améliorée en extérieur
  • la customisation permettra apparement d’adjoindre en interne une carte de communication réseau 3G et apparement un lecteur de code barre et/ou RFID
  • et un usage apparment durant 10 heures entières d’après le constructeur

En outre une foule d’accessoires le rendent très attrayant et bien conçu: socle de carge, chargeur de 4 batteries, pochette de transport extérieure, … reste à connaitre le prix effectif du produit, sachant que sa disponibilité est indiquée pour le mois d’Octobre 2008.

La source: http://panasonic.biz/pc/prod/note/u1/basic.html

Stéphane Torres

Evernote 3: Beta terminée, ouverture complète du Service

Evernote, logiciel qui dans sa troisième mouture, a fait l’objet d’une longue période de betatest privé, est désormais disponible en version finale. Ce logiciel de prise de notes, aussi bien au format “clavier” que Ink et qui offre un moteur de recherche avec reconnaissance automatique des caractères aussi bien dans le sphotos jointes que dans les notes manuscrites, ouvre les portes de son service qui avait fait l’objet d’une précéente note; c’est l’occasion pour nous de regarder les évolutions du produit et surtout l’apporche commercial privilégée.

Désormais la création d’un compte utilisateur sur le service Evernote et l’utilisation des différents clients développés est gratuite pour toute personne enregistrée, mais avec une certaine limite: seulement 40 Mo d’uploads seront offerts par mois, le centre névralgique de la synchronisationé tant le compte web Evernote de l’utilisateur. On notera d’ailleurs que de nombreux clients lourds sont disponibles (Windows, Windows Mobile, MacOS X leopard, et d’ici peu Java voire Symbian et iphone). Pour pouvoir aller plus loin que cette limitation des 40 Mo d’upload il faut passer par une upgrade vers un compte Premium qui vous permettra en plus:

  • de faire passer cette limite d’upload à 500 Mo/mois
  • de disposer de l’encryptage SSL dans les échanges et synchronisation de notes, ainsi qu’une priorisation dans l’OCR des images
  • de disposer du support technique de l’éditeurou

Le compte Premium coute  coute $5USD par mois ou $45USD l’année, coût relativement bon marché au regards despossibilités de synchronisation et à la qualité technique du produit dans ses nombreuses moutures. Les professionnels apprécieront de pouvoir accéder “Anytime, Anywhere” à un ensemble de données importantes stockées dans Evernote. On notera par ailleurs l’ioptimisation du site web pour la visualisation sur de nombreux appareils et notamment l’iPhone

Le compte gratuit reste réellement anecdotique car il s’agit bien d’upload et donc de mise à jour du compte evernote de l’utilisateur (insertion de nouvelles données) qui est comptabilisé: si vous téléchargez une note de 1 Mo par exemple, vous avez bien consommé 1 Mo de votre forfait, même si dans la minute suivante vous supprimez la dite note. D’après la société le service est correctement calibré à la vue de l’usage relevé au cours du Betatest. reste à voir en focntion de l’usage que l’on peut en faire … Sachant que tous les grands navigateurs du marché disposent d’une extention Evernote pour faciliter l’enregistrement d’informations dans ce logiciel de prises de notes très évolué.

  Free account (40MB/month) Premium account (500MB/month)
Text notes 20,000 250,000
Mobile snapshots 400 5000
Web clips 270 3,300
Audio notes 40 450
High resolution photos 11 150
  FREE $5/mo or $45/yr Upgrade now »

HTC Touch Diamond : il va y avoir des déçus…

Le Touch Diamond semble le PDA Windows Mobile le plus attendu de l’été. Et pour cause il reprend le concept du “Touch” premier du nom et lui ajoute tout ce qu’il lui manquait : un processeur puissant, un écran VGA, la 3G, un GPS… La technologie “TouchFLO” évolue pour mieux s’intégrer à Windows Mobile… Bref, le PDA idéal pour certain.

Et pourtant les premiers échos ne sont pas toujours très positifs : oui le Diamond est petit, oui l’écran est très beau, oui les fonctions intégrées en font le PDA le plus complet du moment… Mais en contre partie un énorme problème fait sont apparition : l’autonomie est ridicule. Avec le Push Mail activé l’appareil ne tiendra pas une journée (sans aucun appel !). En mode GPS, comptez 2 heures d’autonomie. Bref quasiment inutilisable en tant qu’outil professionnel.

Sa déclinaison à clavier, le Touch PRO, devrait régler partiellement cette lacune, en intégrant une batterie de 1350mAh (contre 900mAh pour le Diamond). Mais du coup l’épaisseur et le poids en souffriront.

Et c’est bien là toute la difficulté de l’équation que s’imposent les constructeurs : un appareil très communicant, très fin, mais tout de même autonome. Les batteries restent l’élément le plus encombrant et le plus lourd d’un téléphone mobile. Et malgré toutes les avancées technologiques, nous assistons à une véritable régression dans ce domaine. La consommation augmente nettement plus rapidement que la capacité de stockage des batterie (à volume équivalent).

Quand un téléphone mobile “noir et blanc” tenait, il y a quelques années,  plus d’une semaine sans la moindre recharge, aujourd’hui le chargeur devient un accessoire indispensable pour tout nomade qui se respecte.

Mais avec une autonomie aussi basse que celle du Touch Diamond, nous arrivons à une extrémité qui pose un réel problème : comment exploiter les possibilités communicantes de cet appareil, si cela implique un risque important, à savoir ne plus pouvoir utiliser la fonction première de l’appareil… la téléphonie.

Le marché se prépare à l’iPhone 3G

Depuis plusieurs mois, les rumeurs concernant la date de sortie du fameux iPhone 3G d’Apple allaient bon train. Dans le même temps, alors que la firme américaine revoyait progressivement son fameux modèle économique d’exclusivité en cédant la distribution de l’iPhone à plusieurs opérateurs dans un même pays, les spécialistes revoyaient à la hausse leurs prévisions de ventes. Apple n’aurait pas atteint les chiffres escomptés et se serait vu contraint de réorienter considérablement sa stratégie. En réalité, avec le lancement du nouvel appareil, il semblerait que le constructeur ne cesse d’alimenter les rumeurs.
 
Agrémenté de nouvelles fonctionnalités, le smartphone est finalement attendu pour le 11 juillet prochain à l’occasion de son lancement mondial. En France, Orange en deviendra le distributeur exclusif six jours plus tard (à noter que la France est l’un des seul pays à conserver ce modèle de distribution). D’ailleurs, l’opérateur téléphonique a déjà commencé à brader les prix de la version dont il avait acquis, courant 2007, l’exclusivité de la commercialisation. Encore tenus secrets, les tarifs du nouveau mobile devraient être amenés à varier sensiblement par rapport à ceux pratiqués avec l’ancienne version. Si l’on s’en tient aux tarifs dévoilés aux Etats-Unis en début de semaine (199 dollars pour la version 8Go et 299 dollars pour la version 16Go), ils devraient être effectivement revus à la baisse.
 
C’est donc un énième revirement qu’opère Apple en optant pour une plus large diffusion de son iPhone 3G, à travers une baisse des prix et une très nette augmentation du nombre de pays concernés (70 au lieu de 6 pour le lancement initial de l’iPhone). D’autant que les opérateurs téléphoniques achèteront désormais l’appareil au prix fort (ce qui devrait logiquement se répercuter sur les prix des abonnements) et n’auront plus rien à verser à Apple en complément, alors qu’ils devaient jusque là s’acquitter de 10 à 30% du revenu généré.

Remerciements à Hélène Bercher

Bouygues Telecom sera un FAI

Alors qu’Alice vient d’être racheté par Illiad, maison mère du groupe Free, Bouygues annonce quant à lui qu’il se lance sur le marché de l’Internet haut débit avec l’objectif de proposer des offres convergentes entre le mobile et l’ADSL. 

Sur fond de campagne marketing habilement orchestrée, Bouygues Telecom vient en effet de faire part de son arrivée imminente sur le secteur de l’ADSL avec une offre triple-play. Attendue pour septembre 2008, la Bbox de Bouygues Telecom (composée de deux terminaux) permettra l’accès à l’Internet haut débit, à la télévision en qualité numérique et au téléphone. L’opérateur a d’ailleurs laissé entendre qu’il ciblera en priorité ses 9,3 millions d’abonnés mobiles qui disposeront d’offres préférentielles et sans durée d’engagement. Une offre Bbox pro serait également prévue pour les entreprises. En outre, Bouygues, qui ne possède pas son propre réseau ADSL, devrait utiliser provisoirement celui de son concurrent Neuf Cegetel avec qui un accord a été signé en 2007, un réseau qui permettrait de couvrir 60% de la population française. 

En se lançant dans l’Internet haut débit, Bouygues entend donc rattraper son retard qu’il a sur les deux autres autres opérateurs de téléphonie mobile. Il est effectivement le dernier à se diriger vers l’Internet. Le leader Orange, avec 49% des parts de marché, est suivi de très près par Neuf Cegetel, récemment racheté par SFR. Mais en diversifiant son activité, Bouygues doit relever un second défi : s’imposer sur un marché français de l’Internet haut débit extrêmement concentré autour de trois acteurs qui contrôlent près 90% du secteur, laissant peu de place aux petits FAI qui disparaissent progressivement.

 

Remerciements à Hélène Bercher

iPhone 2.0 : Microsoft rit, RIM pleure

Selon de nombreux analystes, le marché de l’entreprise devrait bientôt se jouer entre les smartphones Windows Mobile et l’iPhone. Cette analyse est assez logique : en rendant son téléphone compatible avec Exchange, Apple s’associe avec Microsoft contre leur principal rival, RIM.

Blackberry reste une solution propriétaire, nécessitant une modification du système d’information des grandes entreprises, ou une externalisation du service pour les petites sociétés. Certes, les DSI maîtrisent mieux leur flottes mobile (ou en tout cas en ont l’impression) et la simplicité du terminal le dédie réellement à son fonction première : gérer les mails.

La première contre partie réside dans des coûts supplémentaires importants :

  • achat des serveurs BSE (ou licence si externalisation)
  • projet de modification du SI
  • formation des exploitants

A l’opposer si une entreprise est déjà équipée d’une infrastructure de type Exchange, l’ajout de clients nomades sous Windows Mobile n’implique aucune modification majeure, et surtout aucun coût supplémentaire (si ce n’est le terminal lui même). Avec la deuxième version du système d’exploitation de l’iPhone (intégré à l’iPhone 3G et mise à jour gratuite pour tous les iPhone 1ère génération), l’ajout d’un iPhone au parc mobile se fera dans les mêmes conditions. Il est certain que les plateformes de gestion de flottes dédiées à Windows Mobile évolueront rapidement pour intégrer ce nouvel arrivant dans le monde professionnel.

L’aspect financier n’est pas l’unique problème de la solution Blackberry. En effet malgré des tentatives de diversification leurs terminaux sont tous identiques, avec un objectif unique : le mail mobile. Les applications “métiers” se comptent sur les doigts d’une main. Blackberry ne s’adresse qu’aux “cols blancs” de l’entreprise. Si dans une entreprise de conseil le ratio cadres/salariés semble en faveur de l’éditeur américain, de nombreuses entreprises présentent un marché bien limité.

Et pour ce marché là, Microsoft reste désespérément seul. Le système Windows Mobile est aujourd’hui intégré dans un grand nombre de terminaux “métiers”, construit par Psion ou Motorola-Symbol pour ne citer que les plus connus. On peut donc très bien imaginer une entreprise déployant quelques iPhone pour les directeurs de service, des smartphones Windows Mobile pour les cadres et des PDA durcis, toujours sous Windows Mobile, pour certains employés de terrain. Ce mélange apparent serait géré simplement par un unique outil, et sans externalisation ou ajout de brique dans le système d’information de l’entreprise.
Microsoft et Apple restent tout de même concurrent sur le marché professionnel, surtout avec les prix de vente annoncés par Steve Jobs ($199 avec un abonnement). Mais les parts de marché que gagnera l’iPhone en entreprise risquent d’être surtout “volées” à RIM

Le Gigabyte M912: Ultra Portable LowCost avec écran tactile …

Si Gigabyte a annoncé au Computex une foule de matériels UMPC / MIDs, ils ont aussi présenté et pré-annoncé a présenté le M912, une machine de type Ultraportable LowCost équipée d’un écran 8,9 pouces et d’un processeur Intel Atom, cadencé à 1,6 GHz. Signe des temps, ou besoin de se démarquer de la concurrence pour assurer une place au soleil à cet ultraportable séduisant, Gigabyte l’a équipé d’un écran tactile, monté sur une charnière rotative le transformant en convertible à bas cout … On en rêvait un peu en fait :)

Les spécifications ne sont pas en reste, propulsant encore une fois l’initiative Intel Atom:

  • Intel Atom à 1.6GHz avec 1Go de RAM DDR2
  • Chipset Intel ® 945GSE
  • Ecran 8.9 pouces en résolution WXGA (1280×768) avec écran tactile et - potentiellement - LED Backlight
  • Disque dur 2.5” ,9.5mm S-ATA HDD 120/160/250GB
  • USB 2.0 X 3, Microphone/prise casque/Connecteur RJ45/ Lecteur SD card
  • Wifi 802.11b/g et BlueTooth 2.0
  • WebCam CMOS 1.3M pixels
  • Battery Li-ion 4400mAh (autonomie de 4 heures)
  • Dimensions: 235 x 180 x 28~42mm
  • Poids: 1.2kg
  • OS: Windows XP ou Windows Vista ou Linux

La version de base, équipée de Linux, d’1Go de mémoire vive et d’un disque dur de 80 Go, devrait être lancée à moins de $500USD. Le M912 devrait dans un premier temps n’être lancé qu’en Asie et dans la zone EMEA, avec des volumes de production limités à quelques dizaines de milliers de pièces par mois. SI la machine a été montrée sur le stand de Gigabyte au computex, les spécifications et photographies officielles ne semblent pas figées: on distingue parfois l’accès à un port Expresscard, ou encore la présence d’un port RJ11 laissant supposer un potentiel Modem V92 … Reste que le site web de Gigabyte référence désormais la machine mais ne nous apprend guère plus. Il va donc falloir patienter quelques temps encore.

Mais que reste t’il au Fujitsu-Siemens Lifebook P1610 ?

Les ultraportables LowCosts pourraient ils redéfinir les politiques d’équipement des entreprises ?

Asus a eu le nez creux en proposant un ultraportable lowcost, le premier d’une longue serie désormais, avec son Eee PC premier du nom. Outre ses ventes importants qui lui ont permis de progresser notablement dans le top des vendeurs de pc portables, il a initié une véritable déferlante de solutions ultraportables, toutes plus ou moins équivalentes et qui tentent de se différentier par des éléments de choix telles que la taille du disque dur intégré (alors que le Eee PC est équipé de mémoire flash, entre 4 Go pour la première version et 20 à 40 Go pour les Eee PC 900/901 et 1000), ou encore la taille et la résolution de l’écran (de 7 pouces en 800×480 à 10.4 pouces  en 1280×768 pour le Gigabyte M912). Contraint dans un poids de 800 grammes à 1.1 kg, ces Mini PC restent compatibles avec l’architecture x86, ce qui offre une véritable variabilité et compatibilité dans les solutions matérielles et logicielles déployées.
Hélas cette course au produit le plus pertinent et le mieux équipé est en train de peut être enterrer la raison pour laquelle le Eee PC a eu du succès: son prix plancher de 299 Euros TTC … Car pour ce prix là, l’utilisateur était contraint par une machine embarquant le strict minimum mais qui était diablement bien conçue comme machine complémentaire, tout terrain, presque jetable, avec de puissants avantages:

  • son écran, bien que contraint dans une résolution de 800×480 et d’une taille de 7 pouces, permet une lecture correcte des documents affichés et des pages web pour peu que l’on sache manipuler un peu les ascenseurs du navigateur internet
  • la rapidité de son boot, grâce à sa mémoire flash, le rend rapidement utilisable et opérationnel, une véritable aubaine lorsque les ordinateurs portables sous cadencés en processeurs et avec des disques durs bas de gamme, mettent plusieurs dizaines de secondes à être opérationnels sous Windows. Ici le “faible” Celerom M 900 MHz sous cadencé fait merveille dans nombre d’opérations.
  • 4 Go de mémoire flash c’est largement suffisant pour le système Xandros (Distribution Linux optimisée) et des applications de base de bureautique et Internet (firefox …) tout en laissant un espace suffisant pour stocker une oudeux applications spécifiques et quelques centaines de documents bureautique.
  • sa carte Wifi intégrée suffit à une connexion au réseau de l’entreprise ou domestique.

Globalement, un tel produit peut se révéler le véritable terminal jetable pour le déploiement d’une solution logicielle en entreprise: son faible cout associé à la qualité de fabrication de Asus permet de le laisser, sans trop de crainte, dans les mains de n’importe quel employé, sans triop risques de pertes importantes … à comparer d’une autre solution nomade très verticale.Alors que Manque t’il au Eee PC et à ses congénères pour se faire une place au soleil de l’équipement de l’entreprise ?

Le Eee PC 900 ou 901 répond partiellement au problème en apportant plus de mémoire de stockage, une mémoire RAM plus importante pour permettre une exécution simultanée de plusieurs applications, un écran de 8.9 pouces avec une résolution presque un peu plus standard (tout du moins en largeur: 1024×600), toujours de la mémoire flash (de 12 à 20 Go), le système Linux Xandros, un Celeron M à 900 Mhz cette fois-ci ou un Atom 230 à 1.6 Ghz. Il ne lui manque en fait que l’intégration d’une potentielle carte 3G/HSDPA pour devenir un véritable terminal ultraportable pour le déploiement de solutions logicielles WEB ou/et Rich client (Silverlight / Adobe Air / …), solutions logicielles dont les développements ont le vent en poupe à contrario de clients lourds, plus couteux à maintenir sur un parc de machines. Mais la présence de ports USB permet de convertir assez facilement un téléphone 3G en modem, d’autant plus que les récentes offres apparues (illimitées ou avec de gros volumes à assez bas cout  - 10 Euros par mois) sur le marché et la multiplication des terminaux (ou même des solutions à base de clés USB 3G chez les opérateurs) sont en train de propulser l’utilisation des solutions DATA via ces réseaux.
Quoi qu’il en soit, les entreprises qui déploient des solutions nomades sur un grand nombre de postes, et qui ont amorcé le virage des webservices, devraient s’intéresser de manière importante à ces solutions matérielles, qui permettraient d’assurer un équipement correct à bas cout, matériel qui permettra d’ailleurs de réduire le TCO global du fait de l’aspect “jetable” du produit. combiné aux “Rich Client” utilisant des technologies WEB et aux Réseaux wireless dont le prix diminue, nous avons là un cocktail détonnant qui pourrait redéfinir les politiques d’équipement des entreprises, ou tout du moins rajouter une solutions viable au catalogue d’un équipement toujours trop cher pour l’usage auquel il est destiné. Il ne reste plus qu’à voir apparaitre uen solution matérielle de ce type avec un écran tactile … Ah mais bien sur c’est ce que GigaByte a propose avec son futur M912 …

Les médias “historiques” au rendez-vous de la TMP

Après 4 mois d’auditions, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a dévoilé mardi 27 mai les noms des 13 chaînes privées, retenues pour la TMP (Télévision Mobile Personnelle). Parmi elles, le CSA a sélectionné 11 chaînes existantes et 2 nouveaux entrants. Il a également retenu France 2, France 3 et Arte pour les trois canaux réservés à des chaînes de service public, ce qui porte le nombre total à 16. La TMP permettra d’ici un an l’accès à des programmes télévisés sur des terminaux mobiles, son lancement étant prévu approximativement pour le printemps 2009. Par ailleurs, les chaînes s’engagent à couvrir 30% du territoire dans un délai de trois ans après leur lancement, pour ensuite atteindre en six ans 60% de couverture. 

Sur 36 dossiers, la haute autorité de l’audiovisuel a donc choisi 13 chaînes à “forte notoriété” dans le paysage audiovisuel pour garantir le succès de cette “étape fondamentale dans la révolution numérique”. Sans surprise, Michel Boyon, président du CSA, a annoncé l’apparition des 3 grandes chaînes privées (TF1, Canal+ et M6) sur les mobiles ainsi que plusieurs autres chaînes de la TNT. A noter d’ailleurs que pour des raisons de pluralité, il n’a pas souhaité retenir plus de deux projets présentés par un même groupe. Quant aux 2 nouvelles chaînes, les téléspectateurs assisteront à la naissance d’EuropaCorp TV, dédiée au cinéma et aux cultures urbaines et développée par Luc Besson, et d’Orange Sport présentée par Orange. L’opérateur téléphonique qui présentait dernièrement son bouquet de chaîne pour la diffusion par satellite confirme par la même occasion son intérêt pour l’audiovisuel. 

Pour les seize chaînes, il s’agit maintenant de créer un multiplex. Quant à la diffusion dont le coût est estimé à 6 millions d’euros par certains, son financement serait envisagé grâce à plusieurs ressources : le prix du forfait intégrant le service serait revu à la hausse par les opérateurs et les industriels devraient appliquer une taxe sur la vente des récepteurs de poche. Le financement par la publicité est également évoqué, mais les conditions semblent encore floues. Enfin, un second appel à candidature pour un nouveau bouquet de chaînes de la TMP devrait avoir lieu en 2009. A ce sujet, le CSA a d’ailleurs précisé qu’il s’agira de chaînes aux “formats plus originaux”.

Remerciements à Hélène Bercher

Google Gear : bientôt la géolocalisation online pour tous ?

Il y a quelques mois Google sortait discrètement une nouvelle version de Google Map pour Windows Mobile. En fait cette mise à jour mineure en apparence intègrait une fonctionnalité révolutionnaire : la géolocalisation de l’utilisateur grâce à sa connexion GSM (ou UMTS). Pour cela Google référence toutes les antennes et en récupérant les informations sur cette antenne determine votre position, avec une précision plus ou moins importante, suivant la densité du réseau. Le résultat en ville est souvent impressionnant.

Avec l’API Google Gear, le géant américain propose au développeurs du Web une plus forte interaction entre la page Web et l’ordinateur client. Et avec l’arrivée de Google Gear sur Windows Mobile, on peut sans risque prédire l’ouverture à tous de la fonction de géolocalisation.

Avec Google Maps, on espère que les données de géolocalisation ne sont utilisées que pour fournir la position à l’utilisateur. Aucune pubilicité ciblée n’est encore apparue… Mais il est évident que cela ne saurait tardé. Espérons que les développeurs exploitant cette toute nouvelle API n’en profiterons pas pour exploiter les données de positionnement, de déplacement, etc… à des fins plus douteuses ! La loi française est heureusement assez stricte sur ce point. Mais il faut avouer qu’avec Internet l’état contrôle difficilement tous les services !

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