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Le premier site consacré aux usages professionnels des technologies mobiles

Romain Canonge

Le business mobile : pas avant 2013 !

Une étude récente de Forrester Research sur le continent américain considère que le marché de la mobilité pour les entreprises en est encore à ses balbutiements. Les obstacles principaux à l’adoption de la mobilité dans les entreprises sont de trois ordres : la mauvaise couverture 3G du territoire, les produits et services « peu matures » et les problèmes de gestion de flotte.

Même si la mobilité a investi des univers très précis avec un certain succès comme l’email (pour s’en convaincre, il suffit d’observer les répercussions de l’interruption de service chez RIM) ou le suivi logistique, le chemin à parcourir pour démontrer le retour sur investissement dans la mobilité sera long !

D’après Forrester Research, le marché de l’offre de produits et services mobiles B2B mettra 10 années à se structurer. Dans un premier temps, jusqu’à la fin 2008, les produits devraient acquérir une certaine maturité technique et le réseau 3G devrait enfin être totalement déployé. Sur cette même période, les secteurs comme la santé ou la logistique seront précurseurs en matière d’équipements et d’applications mobiles.

Entre 2008 et 2013, Forrester Research prédit le décollage de la mobilité à une échelle plus vaste, au moment où les grandes sociétés pourront effectivement quantifier le ROI des applications mobiles et où chacun sera convaincu du bien fondé d’être mobile. C’est à ce moment également que la mobilité sera entièrement intégrée aux grands systèmes de gestion disponibles pour les entreprises.

Mais ce n’est qu’à partir de 2013 que les applications professionnelles pourront être exclusivement mobiles – aux dépens des dispositifs « desktop ». Le monde des affaires a en effet passé tant d’années à bâtir des applications pour le bureau, qu’il faudra un certain temps pour que les mêmes outils en version mobile les surpassent, tant en termes d’ergonomie que d’efficacité.

Au final, pour les sociétés évoluant comme fournisseur sur ce secteur, Forrester Research suggère quelques axes stratégiques afin de bien se placer pour le « boom » attendu de 2013 : elles doivent en premier lieu se concentrer sur l’ergonomie de leurs logiciels et sur leur disponibilité pour de multiples plateformes et systèmes d’exploitation. Les fournisseurs de middleware ont plutôt intérêt à rattacher leurs produits à des marchés verticaux où la mobilité est susceptible d’être plus rapidement adoptée. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils pourront ensuite être la cible de firmes plus importantes.

Guillaume Combe

Mise à jour WM6 : HTC change d’avis

En février, HTC annonçait que seul 3 terminaux Windows Mobile 5 disposeraient d’une mise à jour, sans préciser les conditions. Ces appareils (S620, P4350 et X7500) ne sont pas les plus vendus, et parmi eux un devrait sortir directement sous Windows Mobile 6.

Il semblerait que la politique de mise à jour des concurrents ait fait réflechir le constructeur asiatique… Un document officiel présente une nouvelle stratégie : le P3300 et le TyTN, deux des appareils les plus vendus par HTC, profiteront également d’une mise à jour. De plus une précision importante : cette mise à jour sera gratuite !

Mais comme il est difficile de satisfaire tout le monde, les propriétaire du P3600 boudent un peu… Le document en question ne parle pas de ce terminal. Attention cela ne signifie pas que tout est perdu, puisque “suivant les demandes des clients” HTC se laisse la possibilité de proposer une mise à jour pour d’autres terminaux.

Romain Canonge

Premier trimestre 2007 : Sony Ericsson tire son épingle du jeu

Les annonces de résultats se suivent mais ne se ressemblent pas. Après les résultats décevants de Motorola présentés il y a quelques jours, ceux de Nokia ont mis exergue la pression sur les prix à laquelle le marché est actuellement soumis (chiffre d’affaires en hausse de 4% et résultat en baisse de 7%).

Pour autant, Sony Ericsson, quatrième acteur mondial de la téléphonie (après Nokia, Motorola et Samsung), semble avoir moins souffert. Si la baisse du prix moyen de ses combinés est avérée (-10%), ces derniers s’écoulent encore à plus de 130 euros en moyenne alors que les mobiles de Motorola et Nokia se placent en dessous des 90 euros. Le maintient d’un revenu élevé par combiné est lié à la stratégie haut de gamme du constructeur reposant sur des modèles aux technologies attractives orientées autour de la musique et de la photo. Du coup l’augmentation du chiffre d’affaires n’est pas réalisée au détriment du résultat net. Au premier trimestre 2007, Sony Ericsson a vendu plus de téléphones mobiles que l’année précédente à la même époque, générant un chiffre d’affaires de 2,92 milliards d’euros, en augmentation de 47%. Dans le même temps, le résultat net fait un bond de plus de 100%, en passant de 109 millions d’euros sur le premier trimestre 2006 à 254 millions d’euros sur le premier trimestre 2007.

Même si les analystes s’accordaient sur des objectifs un peu supérieurs, ces résultats constituent un signe fort de la bonne santé de Sony Ericsson qui conforte sa quatrième place mondiale, volée il y a quelques mois à LG. Une bonne santé à mettre en perspective avec les actions stratégiques récentes de la structure – en particulier la mise en route de la production de téléphones en Inde avec ses partenaires Flextronics et Foxconn ainsi que l’acquisition de la technologie UIQ.

QR codes : Nokia s’y met sérieusement

La preuve :

qr-codes-nokia.jpg

Plus de détails sur le site du constructeur finlandais, avec une page spéciale consacrée à cette usage. Allez, encore un petit effort de la part des opérateurs et le code barre 2D deviendra utile et populaire en France !

En route pour le S60 Summit 2007

Nokia remet le couvert. Cette année encore le S60 Summit réunira à Madrid tout l’écosystème gravitant autour de la plateforme S60, système qui équipe les smartphones de la marque en particulier les tous derniers sortis.

Incontournables : le N95 bien sûr, mais aussi la nouvelle gamme entreprise, présentée au 3GSM de Barcelone et comptant trois représentant principaux : les E90 et E61i, et le E65, testé dans ces colonnes par votre serviteur.

Gageons que cet évènement sera aussi riche que l’an dernier, même si en 2006, l’actualité se montrait très chargée avec l’arrivée de SymbianOS 9, ce qui a fortement dynamisé l’ensemble de l’écosystème. Le système étant maintenant bien installé, l’actualité logicielle devrait se montrer plus calme. Il n’empêche, j’espère bien découvrir de nouveaux usages et accessoirement quelques nouveaux terminaux.

Retrouvez toute la couverture de l’édition 2006 du S60 Summit :

Le Terme Tablet PC serait’il en train de disparaître ?

Le terme Tablet PC est avant tout une marque Microsoft qui désigne un ordinateur ayant obtenu une certification mas c’est devenu une marque de fabrique, quelque chose qui désigne des ordinateurs portables qui peuvent s’utiliser spécifiquement avec un stylet. Si du temps de Windows XP et de la certification Tablet PC, il avait une signification bien particulière (l’acquisition de la certification indiquait le respect d’un cahier des charges assez strict -  avant septembre 2005), la possibilité donnée d’implanter Tablet PC 2005 sur des machines avec un écran tactile  dès la PDc2005 a multiplié déjà le nombre de hardwares susceptibles d’être des Tablet PC. Avec Windows Vista, la déclinaison Tablet PC est maintenant un simple attrait commercial (pour peu que ce puisse être réellement un élément différentiateur porteur), puisque les composants Tablet PC sont inclus à partir de la version Home Premium, et activable même s’il n’y a pas d’écran tactile ou électromagnétique détecté en Hardware.

C’est d’ailleurs ce qu’il faut relever en 2e intention sur l’annonce de Gateway de leur nouveau “Tablet PC”, le Thin & Light Convertible. Le nom générique du produit noté aussi Gateway E-155C ne comporte en aucune manière le terme générique de Tablet PC. Mais d’ailleurs plutot le terme Convertible.

L’effet est interessant: la mise en avant du terme convertible designe par essence la possibilité, dans certaines conditions, de ne disposer que d’un écran sans clavier pour travailler. La fonction Tablet PC ou la possibilité d’utiliser l’encre électronique devient implicite, comme quelque chose d’acquis sur une plateforme qui se veut ultra-nomade (Moins de 2 kg dans un design assez fin).

Globalement Windows Vista et son intégration des composants Tablet PC va permettre de multiplier les Hardwares innovants ou intégrant nativement la possibilité d’utiliser un stylet, que ce soit un écran tactile ou un écran électromagnétique. Doucement, l’encre électronique va devenir plus naturelle dans notre vie numérique et le besoin d’applications optimisées va aller en s’accroissant…

Pour en revenir au Gateway E155c, on regrette que sa disponibilité ne soit que pour le marché nord-américain. Ecran a double technologie électromagnétique et tactile, résolution WXGA en 12 pouces et lisible en plein soleil, Core 2 Duo ULV, lecteur DVD intégré et batterie 8 cellules possible… le tout pour $1800 USD … Le marché et les consommateurs aiment la diversité et la concurrence… et nous aussi ! A quand une disponibilité en Europe ?

Gateway Thin et Light Convertible

Résultats décevants pour Motorola au premier trimestre 2007

Dans un communiqué daté du 18 avril 2007, Ed Zander, patron du deuxième constructeur mondial de téléphones mobiles, commente les résultats du premier trimestre 2007 en termes peu amènes : « comme je l’ai déjà dit il y a quelques semaines, notre performance sur la division mobiles pour le premier trimestre est inacceptable et nous devons rétablir un niveau de rentabilité adéquat ». Motorola, qui avait révisé à la baisse ses prévisions le mois dernier, a en effet annoncé, pour le premier trimestre 2007, une perte de 181 millions de dollars contre un bénéfice de 686 millions de dollars, un an plus tôt. Le chiffre d’affaires global sur cette même période a cédé près de 2%, passant de 9,61 milliards de dollars à 9,43 milliards en 2007. Principale cause de cette déception : la division mobile. Le groupe a vendu 45,4 millions de portables au premier trimestre contre 65,7 millions au trimestre précédent. Le chiffre d’affaires de la division sur le premier trimestre a chuté de 15% par rapport à l’année précédente et la perte d’exploitation s’est montée à 231 millions - à comparer aux 701 millions de bénéfices, un an plus tôt. Dans son communiqué, Motorola fait état d’une part de marché de 17,5% alors qu’une étude début 2007 lui attribuait près de 22% de part de marché.

Cela fait trois trimestres d’affilée que les résultats du groupe déçoivent les investisseurs, entraînant une contraction du cours de bourse de près d’un tiers de sa valeur depuis octobre 2006. Malgré la profession de foi de Zander qui prévoit une rentabilité positive sur l’ensemble de l’exercice 2007 grâce à de nouveaux produits et un programme de rationalisation des coûts (passant en outre par la suppression de 3500 postes), l’avenir ne semble pas simple. D’ores et déjà, pour le prochain trimestre, le constructeur américain annonce au mieux une stagnation de son activité sur la division mobiles.

Pour beaucoup d’analystes, Motorola souffre de l’insuffisance de variété dans sa gamme, de son manque de dynamisme dans la 3G, notamment en Europe, et de la pression sur les prix exercée par la concurrence, en particulier Nokia.

Nokia lance officiellement son N95

nokian95_1.jpgNokia a choisi la date du 21 avril pour lancer commercialement en France le N95, son nouveau téléphone emblématique (flagship model).

Premier terminal compatible HSDPA de la gamme N-Series, ce N95 réussit la prouesse d’embarquer, dans un volume de 90 centimètres cubes, un appareil photo autofocus de 5 millions de pixels avec optique Carl Zeiss, un récepteur GPS, une connectivité très développée (Wi-Fi, UPnP, Bluetooth stéréo, sortie TV, USB, infra rouge, microSD), des fonctions de baladeur audio et vidéo, le tout motorisé par SymbianOS 9.3, et affiché sur un écran QVGA 16 millions de couleurs de 2,6 pouces.

Trouvaille ergonomique, le clavier coulisse vers le haut pour dévoiler les touches de baladeur (lecture, avance et retour rapide, etc.) et vers le bas pour découvrir le clavier numérique, à l’instar de l’actuel N80.

La partie navigation GPS est quant à elle assurée par le logiciel “Nokia Maps”, intégré au smartphone.
De nombreux détails sur ce N95 sont disponibles dans les colonnes de BusinessMOBILE.fr, ne manquez pas la présentation de la fonction GPS en vidéo, le diaporama dévoilant l’application Nokia Maps, et enfin le positionnement du modèle dans la stratégie globale du constructeur.

Véritable concentré de technologies, le N95 (http://www.nokia.n95.fr/) sera disponible hors subvention opérateur au prix de 800 euros. Pour mémoire, le N80, ex flagship model de la marque avait été introduit sur le marché à 650 euros. Tout augmente…

Microsoft présente le guide de référence de Windows Mobile 6

Pour accompagner le lancement de son nouveau système d’exploitation, Microsoft propose en téléchargement le Guide de référence de Windows Mobile 6. Sur plus de 60 pages, l’éditeur présente en détail toutes les fonctionnalités, pour PDA et Smartphone. De nombreuses captures d’écran illustrent l’ensemble.

Bien qu’il soit en anglais uniquement, ce document mérite un coup d’oeil pour tous les utilisateurs. Les particuliers découvriront en images les nouveautés, et les entreprises apprécieront la présence d’une liste exhaustive des possibilités  offertes par Exchange 2007.

Motion Computing LE1700WT: Dalle tactile capacitive …

On pourrait se poser la question de l’utilité d’un écran tactile sur la Motion Computing LE1700 WT notamment la technologie tactile est identique à celles couramment utilisées sur les tablettes des concurrents et autres Origami. Mettre une bi-technologie de pointage “tactile” dans une tablette n’est pas un effet de mode mais bien une réalité technique et industrielle demandée par les utilisateurs et par le marché globalement: il permet par exemple de disposer en un seul modèle d’une ambivalence flagrante et met au rancart les précédentes innovations avec un modèle exclusivement tactile: maintenant les deux technologies sont intégrées et au final, à la vue de l’implémentation, c’est une excellente nouvelle !

La technologie tactile de la LE1700WT utilise une dalle tactile dite CAPACITIVE, soit identique aux écrans des bornes SNCF par exemple. Cette technologie est différente de la technologie tactile résistive ; Une dalle tactile résistive inclut sur la partie supérieure de l’écran un feuillet faisant office de capteur tactile. Ce dernier permet de déterminer le positionnement du stylet au pixel près mais nécessite un calibrage de la force de pression nécessaire et de la surface de détection pour activer la localisation du point de contact. Ainsi en fonction de la résistance de l’écran (80g ou 120g), de sa dureté et in fine de sa sensibilité, il faut plutôt presser avec l’ongle pour avoir une action probante sur l’écran tout en conservant la possibilité de poser la main sur l’écran sans action de cette dernière.

Bien entendu cette technologie a de menus désavantages :

  • Nécessité en fonction de la sensibilité choisie d’avoir une pression forte pour avoir une action
  • Dalle tactile qui réduit la luminosité de l’écran
  • Ecran sensible aux reflets
  • Ecran très sensible aux rayures et abrasions diverses: longévité réduite
  • Ecran avec des angles de vision réduits
  • Nécessité en fonction du réglage de la sensibilité d’utiliser un objet pointu pour activer le pointeur

A l’énumération des ces problèmes on comprend mieux le choix de Motion Computing de la technologie tactile dite capacitive ! cette dernière est différente de la précédente : exit le feuillet tactile supérieur : le verre de l’écran est spécifiquement traité et parcouru par un faible courant électrique qui permet de localiser, par différentiel, un doigt posé. C’est une différence de ionisation qui va permettre de localiser le doigt et donc d’avoir une action sur l’écran ; il s’en suit donc que :

  • Le pointage n’est possible qu’avec la pulpe du doigt, c’est d’ailleurs terriblement simple et agréable à utiliser de cette manière
  • Il n’y a pas de feuillet qui réduit la luminosité, les angles de vision sont conservés
  • L’utilisateur travaille directement sur le verre de l’écran : excellente résistance à l’abrasion et au temps
  • La technologie est plus couteuse en terme d’intégration et en terme de consommation énergétique (non apprécié)
  • Un stylet tactile n’est pas détecté (surface trop faible)
  • Il ne semble pas possible de pointer avec un doigt recouvert par un gant en latex

En fait la technologie choisie est terriblement pertinente et transfigure l’usage tactile d’une tablette : elle est enfin agréable à utiliser surtout que la numérisation de l’écriture manuscrite se fera avec le stylet électromagnétique, le pointage restant, pour la partie tactile, très simple à réaliser avec le doigt.

Nokia joue la carte des Widgets. Oui, mais…

Je dois dire que je m’attendais à une annonce plus importante que celle qui a eu lieu à propos des Widgets (voir cette actu). Je continue en effet de m’interroger sur la politique qu’entretient Nokia au sujet des mises à jours logicielles. Pourquoi sur un mobile acheté à prix d’or il y a six mois, il n’est pas possible de bénéficier de certains fonctions présentes dans des Feature Packs qui équipent d’autres mobiles à prix d’or. Le navigateur constituant l’une des fonctions les plus utilisées d’un smartphone, profiter des toutes dernières fonctions peut être très intéressant côté utilisateur. Nokia ayant récemment mis en service son système de mise à jour logicielle par le biais du Web, pouvons nous encore éspérer un assouplissement de la politique du finlandais ?

Nokia prend les utilisateurs de Mac au sérieux

isync-page.jpgLe constructeur à en effet mis en ligne une page spéciale sur son portail. Cette page, dédiée aux possesseurs de smartphones Nokia et d’ordinateur Apple, propose de télécharger des plugins spécifiquement développés par le finlandais pour assurer la compatibilité entre iSync et les tous récents modèles de la marque, en particulier les N76 et N95.

On trouve également, sur une autre page, des informations de paramétrage pour configurer au mieux votre smartphone et l’intégrer avec bonheur dans un environnement Mac.
Avec la récente mise à jour de Mac OS (10.4.9) qui a officiliasé la compatiblité des N-Series et E-Series avec iSync, il ne reste désormais que très peu de smartphones Nokia qui ne dialoguent pas avec un Mac. Enfin !

Petite suggestion aux équipes de développement : l’un des axes de développement de Nokia étant focalisé sur la musique et la mise au point de smartphones dédiés (N76 par exemple), il serait bon de penser à un moyen de synchroniser une bibliothèque iTunes avec ce genre de mobile “Music Edition”. Quelques initiatives existent déjà, mais force est de constater que l’ergonomie et la simplicité laissent à désirer. Nokia se doit d’apporter une réponse sur ce terrain. En étroite collaboration avec Apple si possible.

Mise en œuvre de la nouvelle stratégie de Sagem

Fin janvier 2007, Sagem Communication (division mobile du groupe Safran) annonçait, par la voix du Président du Directoire de Safran, Jean-Paul Béchat, un changement de stratégie : en proie à de lourdes difficultés, la division mobile allait désormais axer son développement vers les partenariats opérateurs – par opposition au développement d’offres directement adressées au grand public. Une démarche que Jean-Paul Béchat avait résumé par un laconique « notre métier, c’est d’essayer », sous-entendant que rien n’était gagné sur cette voie.

Le 5 avril dernier, le groupe a annoncé un partenariat majeur, qui s’inscrit parfaitement dans le cadre de cette nouvelle stratégie. Sagem Communication fournira en effet un téléphone mobile sous la marque Vodafone dans la lignée de la stratégie des produits ODM (Original Design Manufacturers) menée par l’opérateur anglais dans les 25 pays où il est présent. Ce modèle entrée de gamme sera très fin et offrira l’ensemble des fonctions GSM, agrémenté d’un écran 65.000 couleurs. Il sera disponible à partir de juin 2007.

Cet accord prouve la capacité de Sagem à partager son savoir-faire pour offrir des solutions sur-mesure. “Concevoir et produire des mobiles commercialisés sous d’autres marques que la notre est un axe important de notre stratégie 2007. Nous sommes heureux de débuter cette nouvelle activité en mettant sur le marché un produit de qualité, inspiré des dernières tendances et qui offrira aux consommateurs une part de rêve », a déclaré Thierry Buffenoir, directeur général délégué de Sagem Communication. Reste que ce contrat, qui porte sur un million d’unité, fait presque figure de “paille” dans l’activité de Sagem Communication qui, bien que déficitaire en 2006, avait tout de même écoulé plus de 17 millions de combinés…

La “Ink Expérience”: détonateur d’une bonne expérience “Tablet PC”

Tout le monde est unanime, pour apprécier un Tablet PC, ce n’est pas tant la puissance qui importe, mais le form-factor et surtout, au delà de cet aspect bien spécifique, la Ink Experience. Ce terme, un peu flou, regroupe le plaisir que l’on peut prendre à utiliser une machine de type Tablet PC avec le stylet pour les opérations classiques de pointage sous Windows, mais aussi d’écriture et de numérisation de l’écriture manuscrite. Les conditions intrinqèques à cette appréciation sont diverses et pour cause: cela dépent de la technologie de capture de la position du stylet utilisée (écran tactile résistif, tactile capacitif, électromagnétique Wacom ou autre), mais aussi de la qualité de l’écran, de sa luminosité, de sa capacité de lecture selon certains angles de vision, de la qualité du stylet lui-même aussi; bref un ensemble de technologies et d’approches apparemet empiriques plus ou moins spécifiques de l’individu, mais pourtant objectivables.

Néanmoins les avis sont convergents selon certaines machines employées. Prenons le cas du HP TC4400 par exemple, la Ink expérience est excellente avec un stylet comme le Cross Pen Executive: la vitre en verre minéral du produit, sans protection d’écran spécifique donne un glissé remarquable à ce stylet d’exception; la dalle électromagnétique offre un support de la position du stylet à 1 cm de la surface et donne toute lattiture à apprécier les belles courbes faites par la capture sans faille du tracé, enfin la luminosité et les angles de vision de l’écran permettent un usage dans des positions peu orthodoxes. Seul le stylet est en retrait avec une prise en main moyenne, une taille ridicule qui font qu’il est souvent laissé dans son logement pour en utiliser un autre.

A l’inverse le HP Pavillon tx1000 est horrible: Pour assurer le clic sur l’écran tactile résisitif, on se demande s’il ne faudrait pas employer un marteau et un burin, les angles de visions sont médiocres ainsi que l’écran. La Ink Experience est donc médiocre sur ce produit, et dessert notablement le concept Tablet PC, ce qui est vraiment dommage pour une machine qui se veut grand public. Ainsi à 1400 Euros le HP Pavillon tx1040 versus 1800 Euros le HP TC4400, on se demande s’il ne faudrait pas réfléchir un peu avant d’acheter un tel produit.

HTC S710 : 1ères impressions

Quelques mois après l’annonce officielle faite au 3GSM World Congress 2007, le HTC S710, connu sous le nom de code HTC Vox, arrive enfin. Ce smartphone est le premier terminal sous Windows Mobile 6. A cela s’ajoute l’intégration d’un clavier coulissant, fonctionnalité jusque là reservée aux PDA. Le HTC S710 ne manque pas d’atoûts et devrait remporter un succès certain. Il sera commercialisé par Orange sous la référence SPV E650.

Le modèle testé n’est pas définitif : il s’agit des prototypes déjà présentés à Barcelone en Février dernier. Le clavier coulissant présente un jeu et surtout, le système d’exploitation reste une version Beta, assez incomplète. Néanmoins la qualité des finitions (hors jeu sur le clavier) laisse présager un produit aboutit, à la hauteur de meilleurs téléphones du moment. Le cahoutchouc utilisé pour la partie arrière et les côté offre un touché agréable et évite à l’appareil de glisser dans la main. Le contour chromé de la facade ne laisse pas indiférent : le regard est attiré par cet objet brillant, qui affiche tout de même un aspect très professionnel. La prise en main est donc excellente. Et malgré l’aspect massif du S710, les dimensions sont raisonnables. Un peu moins haut qu’un C600, et à peine plus épais. La différence se fait par contre sur le poids. Les quelques grammes supplémentaires ne sont pas très discrets!

Car il s’agit bien là de la cible principal de ce terminal : les professionnels. Certes, les adeptes du SMS ou de l’email mobile apprécieront également la présence d’un vrai clavier, mais pour un appareil de ce prix (400euros sans abonnement) et proposant autant de fonctionnalités (comme le Wi-Fi) le tout peut sembler surdimensionner.

Le clavier coulissant présente une disposition proche des celles du HTC TyTN. Les touches sont naturellement petites mais restent parfaitement exploitables. Les deux boutons dédiés aux Softkeys sont légèrement décentrées pour s’aligner sur les menus de l’écran. Deux diodes indiquent l’état du clavier (si les touches majuscule ou Fn sont activées, l’utilisateur le sait).

L’ouverture du clavier fait basculer l’écran en mode paysage. Avouons que cette Beta de Windows Mobile 6, la latence induite est un peu troublante. Il faut parfois plusieurs secondes avant que le système ne se reveille ! Mais selon HTC, la version définitive ne présentera pas cette lacune.

Les autres caractéristiques physiques de l’appareil paraissent moins innovantes : clavier numérique assez petit mais pratiquable, écran QVGA d’excellente facture, port miniUSB pour la synchro, la recharge et le kit piéton, et slot MicroSD (externe) pour les extensions mémoire. HTC conserve le processeur TI OMAP à 200MHz déjà employé sur le SPV C600 et le HTC S620. Les performances moyennes de ce composant se ressentent bien moins sur un smartphone que sur les PDA. Et la contrepartie semble intéressante : l’autonomie reste bien supérieure à ce qu’offre la concurrence (Samsung par exemple). L’appareil photo atteind 2Mpixels, mais comme souvent avec HTC, les résultats oscillent entre le médiocre et le très mauvais.
Le Wi-Fi est maintenant intégré, et parfaitement géré par Windows Mobile 6. La détection d’un réseau et l’inscription se déroulent simplement via un assistant. Attention à cette fonction : elle consomme beaucoup d’énergie et videra la batterie en quelques heures !

Bref, premières impressions très positives : un bel appareil, bien conçu et bien fini. Des fonctions avancées intéressantes, et un système d’exploitation qui devrait combler certaines lacunes habituelles des smartphones.

Un test complet sera prochainement proposé sur BusinessMOBILE.fr.

S60 Summit 2007 : retour sur salon en photos

S60 Summit 2007



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Tout savoir sur tous les Nokia S60

Intéressante initiative du forum développeur de Nokia. Depuis quelques jours, cette page recense tous les modèles de téléphones (et pas seulement que ceux motorisés par le couple Symbian OS/Series60). Plus qu’une simple page il s’agit en fait d’un outil vraiment pratique pour comparer les spécifications techniques de tel ou tel modèle. Vitesse du processeur, quantité de mémoire embarquée, résolution de l’écran, autant de paramètres qui n’auront plus aucun secret pour vous !

Palm : le futur passe t-il par un rachat ?

Les hypothèses vont bon train sur l’avenir de Palm après les spéculations déçues de rachat le mois dernier. Fin mars, le précurseur en matière de PDA a annoncé des résultats trimestriels légèrement supérieurs aux attentes des analystes. Palm a réalisé, au cours de son troisième trimestre fiscal, un bénéfice net de 11,8 millions de dollars, contre 29,9 millions de dollars un an plus tôt. Le chiffre d’affaires ressort à 410,5 millions de dollars contre 388,5 millions un an auparavant, soit une croissance de plus de 5 %. Le consensus visait 403 millions de dollars.

Ces résultats supérieurs aux attentes, n’ont cependant pas eu d’effet positif sur la cotation de Palm. En premier lieu, la réduction du bénéfice net malgré l’augmentation du chiffre d’affaires met en valeur la pression systématique exercée sur le prix des produits. Une pression qui préoccupe les observateurs : Palm reste indépendant et sa capacité de résistance face aux prix pratiqués par les monstres du marché comme Samsung ou Nokia a ses limites.

En second lieu, malgré les bons résultats de sa gamme Tréo, Palm n’est plus aussi innovant qu’il a pu l’être dans le domaine des technologies ou du design. Dans le premier cas, les capacités d’investissement en matière de recherche et développement de Nokia, Samsung ou même Research In Motion sont sans commune mesure avec les investissements de Palm : sur le précédent exercice Palm a investit 136 millions de dollars en R&D alors que RIM dépensait 469 millions de dollars. Dans le second cas, les lignes modernes des appareils de RIM ou du futur iPhone d’Apple peuvent se révéler très séduisantes pour les early adopters fidèles à la marque Palm. Deux aspects qui nécessitent des investissements lourds que Palm semble avoir du mal à trouver… Avant l’annonce des résultats, des rumeurs faisaient état d’un adossement éventuel à Nokia ou Motorola, ou encore d’une alliance avec un fond d’investissement – Texas Pacific Group et Silver Lake Partners ayant été cités. Mais aucune de ces informations n’a été confirmée et l’absence de perspectives en matière de partenariat financier ou industriel pèse désormais sur l’avenir de la société. Une étude récente du 451 Group précise en effet que « la pression de la compétition est trop élevée pour permettre à une entreprise de la taille de Palm de rester indépendante ». Son avenir passe t-il donc par un rachat ?

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